« Alea jacta est » (Rubicon)– « Veni, vidi, vici » (Zéla)

Parfois l’histoire permet à un endroit, que rien ne prédestinait à cet honneur, de figurer à jamais dans la postérité parce qu’il fut un moment clé dans la vie d’une ville, d’un pays ou d’un empire. Et ce fut le cas de Pharsale, de Zéla (aujourd’hui Zile en Turquie) et plus encore d’un petit fleuve, près de Rimini, qui marquait la frontière séparant la Gaule Cisalpine, où le proconsul avait le droit de faire séjourner ses soldats, et l’Italie proprement dite où la loi interdisait de les conduire. Ce cours d’eau allait s’avérer tellement stratégique, que c’est à partir de là que commença réellement l’empire le plus accompli de l’Antiquité.

Après la conquête de la Gaule, le souci de César fut d’abord d’éviter la lutte entre Romains, et pour cela il avait accepté toutes les décisions de Pompée et du Sénat qui, en réalité, ne faisait plus qu’un. Tout d’abord il consentit à envoyer une de ses maigres légions en Orient pour y venger Crassus. Ensuite il accepta d’en restituer une autre à Pompée, pour service rendu lors des opérations en Gaule. Tout cela évidemment pour avoir le droit de se présenter au consulat…ce qui s’avéra insuffisant pour le Sénat qui émit un refus catégorique. Du coup César était pris au piège, puisqu’il n’avait le choix qu’entre congédier son armée ou être déclaré ennemi public numéro un. Ne voulant faire aucun choix de cette nature, il demanda  qu’on lui prolonge sa charge de gouverneur de la Gaule, allant jusqu’à proposer de licencier huit de ses dix légions. Pompée et Cicéron acceptèrent, mais pas le consul Lentulus (49 av. J.C.).

Par ailleurs Caton et Marcellus demandèrent qu’on confère tous pouvoirs à Pompée pour empêcher « qu’un préjudice fut causé à l’Etat ». En clair on instituait l’application de la loi martiale si César ne se soumettait pas. Cela obligea ce dernier à réunir la treizième légion, sa favorite, composée de professionnels de la guerre qui l’avaient suivi partout, et qui avaient pour seule patrie leur général, César. Ils étaient tellement dévoués à leur chef qu’ils versèrent leurs économies dans les caisses de la légion…parce que César était dans l’incapacité de payer leur solde. Tous acceptèrent le sacrifice, sauf un, Titus Labienus (100-45 av. J.C.), sans doute le plus brillant de tous, qui préféra se ranger du côté de Pompée. Une fois le déserteur parti, César décida (le 11 janvier de l’an 49 av. J.C.) de passer le Rubicon avec cette légion de six mille hommes, pour affronter les soixante mille hommes que Pompée avait déjà rassemblés. Ensuite la douzième le rejoignit à Picenum et la huitième à Cofrinius, avant que César ne décide d’en constituer trois autres avec des volontaires régionaux prêts à se dévouer pour le neveu de Marius, dont ils avaient un souvenir ému.

« Les villes s’ouvrent devant lui et le saluent comme un dieu » écrivait Cicéron, qui commençait à regretter d’avoir fait le choix des conservateurs, lesquels  manifestement n’avaient pas les faveurs du peuple. En outre, avec sa malice habituelle, Jules César faisait semblant de continuer  à chercher un compromis avec ses adversaires, allant jusqu’à écrire à Lentulus pour lui exposer les désastres que subiraient Rome en cas de guerre civile.  Il fit même savoir à Cicéron et à Pompée qu’il était prêt à se retirer de la vie publique si on lui garantissait sa sécurité. Comme il n’imaginait pas qu’on pût le croire, il continuait d’avancer en direction de Pompée, qui lui-même poursuivait sa marche à l’avant…vers le Sud, accompagné de ses amis conservateurs avec femmes, enfants et serviteurs, tout ce joli monde ayant abandonné Rome. Cela dit, pour aussi étonnant que cela puisse paraître, Pompée n’eut jamais l’idée de s’arrêter pour affronter son rival, alors que celui-ci disposait de troupes infiniment inférieures aux siennes.

Pendant ce temps César entra à Rome, sans ses troupes pour respecter le règlement, et demanda le titre de dictateur, ce qui lui fut refusé par le Sénat, Lucius Metellus lui refusant de son côté de pouvoir disposer du trésor. Devant tous ces refus César se fit menaçant, et enfin on l’autorisa à disposer du Trésor, auquel il ajouta le butin qui lui restait de ses dernières campagnes. Voyant cela, les conservateurs décidèrent de constituer trois armées, une pour Pompée en Albanie, l’autre pour Caton en Sicile et la dernière en Espagne, avec des légats de Pompée,  pour empêcher tout ravitaillement en blé à destination de l’Italie. La situation de César n’était guère brillante, et elle aurait été désespérée pour tout autre que lui, dont la première décision fut de partir en Espagne pour que les livraisons de blé puissent reprendre. Toutefois cela ne se fit pas sans mal puisqu’il fallut un coup de génie de César, consistant à faire détourner un fleuve pour assiéger ses ennemis, ce qui les obligea à capituler. Le peuple délivré de la disette l’acclama, et le Sénat lui donna le titre de dictateur…que César refusa, se contentant de celui de consul que lui conférèrent les électeurs.

Après avoir remis de l’ordre dans les affaires de l’Etat, sans effusion de sang, César s’embarqua avec vingt mille hommes à Brindisi à destination de l’Albanie, où Pompée pétrifié vit arriver contre toute attente cette troupe en plein hiver. Il le fut tellement qu’il n’attaqua pas César qui, pourtant, dut  faire face à une tempête qui anéantit une partie de ses maigres troupes comparées à celles de Pompée. Problème pour ce dernier, César était un génie militaire alors que lui était bien incapable de prendre la moindre décision sans consulter longuement les gens qui l’entouraient…et qui n’étaient en rien des génies. Résultat, après que César eut amené ses troupes en Thessalie, renforcées par l’apport de celles d’un de ses meilleurs lieutenants, Marc-Antoine, afin qu’elles se refassent une santé dans ce grenier à blé, Pompée décida de rejoindre César dans la plaine de Pharsale  pour lui donner le coup de grâce. Pompée était d’autant plus sûr de sa force qu’il disposait de cinquante mille fantassins et sept mille cavaliers, alors que César avait tout juste à sa disposition vingt deux mille fantassins et à peine mille cavaliers.

En fait Pharsale (6 juin 48 av. J.C.) fut le chef d’œuvre de César, comme Cannes en Apulie (216 av. J.C.) fut celui d’Annibal, au point qu’il remporta une victoire écrasante en ne perdant que deux cents hommes. En revanche l’armée de Pompée  eut quinze mille tués, vingt mille autres étant faits prisonniers. Et comble du destin, ce fut César qui consomma le repas qu’avaient préparé les cuisiniers de Pompée pour fêter son triomphe. Pendant ce temps, ce même Pompée s’enfuyait vers Larissa avec ses aristocrates fainéants, au nombre desquels se trouvait un certain Brutus, fils de l’ancienne maîtresse de César, Servilie, demi-sœur de Caton, et sans doute aussi son fils à lui. Fermons la parenthèse pour dire que Pompée rejoignit sa femme à Mytilène, et s’embarqua ensuite pour l’Afrique afin de se mettre à la tête de la dernière armée sénatoriale, celle que Caton et Labienus avaient organisé à Utique. Le navire jeta l’ancre en Egypte, état vassal de Rome, où le pouvoir réel était aux mains non point du jeune roi Ptolémée XII, mais d’un vizir (sorte de Premier ministre)  nommé Pothin, lequel pour s’attirer les bonnes grâces du vainqueur de Pharsale, décida d’assassiner Pompée et de présenter sa tête à son vainqueur. Ce spectacle horrifia César qui n’aimait pas le sang, y compris celui de ses ennemis.

César ne rentra pas à Rome tout de suite, voulant mettre de l’ordre dans un pays dont les affaires marchaient très mal depuis longtemps. D’abord il faut savoir qu’après la mort de son père, Ptolémée aurait dû partager le trône avec sa sœur, une certaine Cléopâtre, après l’avoir épousée, ce qui était une sorte de coutume dans le pays. Mais quand César arriva en Egypte, Cléopâtre était absente parce que Pothin l’avait faite enfermer. César la fit appeler en cachette, et elle rejoignit le grand homme cachée sous les couvertures d’un lit confié à un serviteur (Apollodore) pour être porté au palais royal. César la trouva au moment de se coucher, et on devine aisément ce qu’un impénitent homme à femmes comme lui pensa de la situation, d’autant que sans être très belle elle était néanmoins très séduisante dans sa robe de voile mauve fendue jusqu’à la cuisse, avec en plus une voix mélodieuse qui ajoutait à son charme, mais qui contrastait avec son manque de pudeur et son caractère avide et calculateur.

Le lendemain de cette rencontre, César remit d’accord le frère et la sœur et, pour avoir les mains libres et donner le pouvoir à Cléopâtre, César décida de supprimer Pothin au prétexte qu’il tramait un complot contre lui, ce qui n’était sans doute pas faux.  Mais le peuple d’Alexandrie ne l’entendait pas de cette oreille et se révolta contre César, qui dut envoyer un messager en Asie Mineure pour demander des renforts. En attendant que ceux-ci arrivent, il fit brûler la flotte pour ne pas qu’elle tombe aux mains de ses ennemis, un incendie qui ne fut pas sans conséquence puisqu’il se propagea jusqu’à la grande bibliothèque. Ensuite César, emmenant avec lui Cléopâtre, s’empara de l’îlot de Pharos pour y attendre les renforts qui devaient arriver par la mer. En revanche, croyant César perdu, Ptolémée en profita pour s’unir aux rebelles, afin de récupérer son trône. Hélas pour lui, dès l’arrivée des renforts, César mit les Egyptiens en déroute et rétablit Cléopâtre sur le trône.

César resta neuf mois en Egypte avec Cléopâtre, le temps pour cette dernière de mettre au monde le petit Césarion. César en fait était très amoureux, au point de rester sourd aux appels de Rome, où Milon et ses troupes, revenus de Marseille, mettaient au supplice les habitants de la ville. Et il fallut une révolte de ses soldats pour que César renonce à son projet d’épouser Cléopâtre, et de rester en Egypte comme roi de la Méditerranée. César comprit en effet qu’il faisait fausse route avec ce projet quelque peu loufoque, et se replaça à la tête de ses troupes dans le Pont ( Asie Mineure) où, à Zéla, il remporta une victoire foudroyante sur Pharnacète, le fils rebelle de Mithridate (47 av. J.C.). A cette occasion il aurait prononcé cette phrase restée célèbre : « Veni, vidi, vici » que l’on peut traduire : « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ».

A la suite de ce succès, César s’embarqua pour Tarente où l’attendaient certains de ses adversaires conservateurs, dont Cicéron, à qui il pardonna tout, au point qu’ils ne s’offusquèrent pas d’avoir dû patienter aussi longtemps pour que Rome retrouve enfin la paix et la sécurité, et qu’il revienne en plus avec une femme étrangère, saupoudrée de cosmétiques de toutes sortes, flanquée d’une esclave portant Césarion. Chose curieuse et indice des mœurs de l’époque, Calpurnia, l’épouse de César, ne broncha pas à la vue de ce singulier convoi arrivant à Rome…parce qu’elle était habituée aux infidélités de son mari. En revanche, la légende dit qu’elle fut la seule à s’apercevoir que Cléopâtre avait le nez un peu trop long, ce qui dut la consoler quelque peu.

Michel Escatafal

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Cicéron : l’histoire de sa vie se confond avec celle de Rome à son époque

Jusqu’aux Gracques, les orateurs romains avaient parlé un langage rude, simple et direct. Ensuite Tibérius  et Caius Gracchus apportèrent à la tribune la culture et le mouvement oratoires. Cette habileté de la parole allait désormais pouvoir s’exprimer pleinement, à travers les accusations auxquelles se livraient les partis se disputant le pouvoir. Le tournant se situa à l’époque de Marius (157-86 av. J.C.), sous la dictature de Sylla (138-78 av. J.C.), où l’on vit une foule d’avocats et d’hommes politiques devenir des praticiens adroits et des parleurs experts. Parmi ceux-ci il faut citer Antoine, Crassus, Philippe, mais aussi Hortensius. Tous furent à des degrés divers de grands orateurs, mais sur ce plan aucun n’arriva à égaler Cicéron, lequel avait tellement de talent  que la postérité allait le classer comme le plus grand de l’Antiquité.

Cicéron a eu vie tout à fait extraordinaire qui mérite d’être contée, notamment comme homme public, pour la simple raison qu’il a toujours été mêlé aux affaires politiques de son temps. C’est tellement vrai que l’histoire de sa vie et celle de Rome à son époque se confondent. Déjà le fait qu’il soit né à Arpinum (3 janvier 106 av. J.C.), patrie de Marius, la même année que Pompée, six ans avant César, semble nous laisser penser que la vie qu’il avait menée  allait de soi. Il est vrai qu’avec un père tel que le sien, homme considérable dans sa petite ville mais quelque peu frustré de ne pas l’être ailleurs, il était normal qu’il réussisse au moins ses études, d’autant qu’il les fît chez un de ses oncles, Aculéo, entouré des maîtres les plus renommés. C’est là qu’il découvrit la rhétorique, la philosophie, et c’est à cette période qu’il lui fut donné d’écouter les orateurs illustres. Pendant ce temps, le jursiconsulte Scévola essayait de lui donner le goût du droit.

J’ai bien dit essayait, parce qu’au départ il préférait la poésie, mais très vite il allait trouver sa véritable voie, favorisée par l’évolution politique à Rome. La noblesse, en effet, avait retrouvé toute sa puissance grâce à Sylla, mais elle s’avéra très vite incapable de la garder, à force d’abuser de la situation.  Du coup le jeune Cicéron, autant par générosité que par ambition calculée, se tourna du côté de la démocratie. Il fut ainsi amené à plaider, avant l’abdication de Sylla, pour quelques victimes des créatures du dictateur. Il obtint gain de cause pour le fils de Roscius, accusé de parricide par Chrysogonus, affranchi de Sylla, ce qui fut la première vraie démonstration de son talent, tout en le désignant à la faveur populaire. Ces débuts furent tellement éclatants, que certains pensèrent que le dictateur pût en prendre ombrage, ce qui incita Cicéron à partir pour la Grèce et l’Asie Mineure, officiellement pour raison de santé.

Il ne reviendra à Rome que deux ans plus tard, juste après la mort du dictateur, ce qui a priori laissait la voie libre à la démocratie. Pour cela il fallait un chef pour conduire ce changement, et il parut un instant que Pompée (106-48 av. J.C.) pourrait jouer ce rôle. Cicéron se rangea parmi ses partisans, ce qui lui valut d’exercer la questure en Sicile (75 av. J.C.) avec un certain succès, comme en témoigne la popularité qu’il y avait acquise.  Et c’est tout naturellement lui qui fut chargé d’accuser l’odieux gouverneur Verrès, lequel  avait mis à feu et à sang la malheureuse province de Sicile. Quelle occasion magnifique offerte au jeune avocat, sauf que finalement  Verrès se déroba avant que le procès ait pu être plaidé. Mais Cicéron publia les discours qu’il allait prononcer et ce fut la gloire pour lui. Peu après, le soutien à la loi du tribun Manilius, proposant de proroger le commandement de Pompée luttant en Orient contre Mithridate, lui valut d’être désigné pour le Consulat en 63 av. J.C.

Cela dit, Cicéron  arrivait au pouvoir au moment où la démocratie, du moins telle qu’il la concevait, subissait une grave crise. Parmi les démocrates, certains  voulaient  l’empire, d’autres l’anarchie, à l’image de Catilina, homme rempli de dettes et de vices, d’une ambition sans bornes, mais soutenu par des gens de talent. Du coup le consulat de Cicéron se résumera à la lutte contre Catilina et ses partisans, ce qui l’obligea à se retourner de nouveau vers l’aristocratie, laquelle évidemment préféra l’ordre au désordre.  Cette stratégie fut payante dans un premier temps, puisque Catilina fut vaincu et ses complices mis à mort. Mais cette victoire fut de courte durée puisque Clodius, un chef factieux, souleva la populace contre Cicéron, et le fit condamner à l’exil (à Thessalonique).

Ce revers de fortune l’affecta énormément, et il crut sa carrière terminée. En fait sa disgrâce fut de courte durée, car Pompée inquiet des menées de Clodius fit rappeler Cicéron et lui offrit un retour triomphal.  Cependant, à peine de retour, Cicéron allait très vite devoir choisir entre les ambitions de Pompée et les manoeuvres  non moins ambitieuses de César, ce qu’il ne fit pas réellement, allant tantôt du côté de César, demandant qu’on prolonge son commandement en Gaule, tantôt du côté de Pompée. En fait il ne se détournera de César qu’après que celui-ci eût franchi le Rubicon (11 janvier 49 av. J.C.), son honneur lui commandant de partager la défaite des derniers défenseurs de la loi.

César ne lui en voulut point, ou plutôt trouva avantage à faire preuve de clémence vis-à-vis du grand orateur. Il le laissa rentrer de nouveau à Rome, le combla de prévenances et de témoignages d’admiration, accorda le pardon à quelques uns de ses amis, et lui assura la sécurité dans sa retraite. Cicéron put ainsi se consacrer tout entier à ses travaux de littérature et de philosophie, au point qu’il ne vit pas le complot qui se tramait contre César, malgré son amitié avec Brutus. Le moment de stupeur passé, il put penser un instant qu’il allait de nouveau jouer un rôle comme à l’époque de son consulat. Hélas pour lui il n’en fut rien, même s’il se jeta de toutes ses forces dans  la lutte contre Antoine, lequel voulait recueillir à son profit l’héritage de la dictature. Cela  permit à Cicéron d’écrire ses quatorze discours pleins de passion et de flamme qu’il appela les Philippiques (44 et 43 av. J.C.).

Il crut pourtant le jour du  triomphe tout proche suite à la défaite d’Antoine à Modène (43 av. J.C.), battu par les légions d’Hirtius, de Pansa et surtout d’Octave, mais ce dernier au lendemain de la bataille allait former avec son vaincu le second triumvirat, scellant leur alliance par un échange de prisonniers. C’en était trop pour Cicéron qui quitta Rome, erra dans ses villas, avant de vouloir s’embarquer pour fuir de nouveau. Finalement il  se ravisa, et alla au devant de la mort, tendant le cou  au centurion Popilius, qu’il avait naguère défendu (7 décembre 43 av. J.C.). La tête et les mains de Cicéron furent apportées à Rome, et Antoine ordonna qu’elles fussent attachées à la tribune, au-dessus des rostres. Il n’avait survécu à César qu’un peu plus d’un an et demi.

esca